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On a beaucoup parlé des dysfonctionnements (pour dire le moins) d’Eurostar le week-end dernier et début de semaine, où à cause des conditions météo défavorables, le trafic a été interrompu pendant plusieurs jours, avec cinq trains (et Claudia Schiffer) coincés dans le tunnel pendant des heures.

En France, l’une des seules réactions notables à l’incident, c’est “l’indignation bling-bling” du Président Sarkozy, qui en bon Empereur, a exigé une reprise à 100% dès lundi matin. Point barre. Que Guillaume Pépy se débrouille avec ça. A part ça, on cherche à comprendre ce qui a pu aller de travers, mais les réactions sont encore relativement modérées.

En Belgique aussi, on a souffert de l’arrêt de l’Eurostar (qui dessert aussi Bruxelles). Sauf que là, même la presse est intraitable. En plus de reprendre les propos colériques du spécialiste voyages de Test-Achats (“Les droits des passagers ont été violés de façon flagrante”), les journalistes y vont de leurs petits commentaires, et loin de s’en tenir à leur devoir de réserve, dressent la liste des gaffes du transporteur : pas d’information sur le site Internet, ni de traces d’un numéro à appeler; pas de boissons ni d’alimentation à bord du train (“il n’est pas possible qu’il n’y ait rien à manger dans ces trains, au moins pour la 1ere classe” : en tout cas, pour les TGV courte distance, il n’y a en effet plus d’alimentation à bord); pas d’assistance au voyageur (un couple avec enfants s’est vu renvoyer à l’hôtel alors qu’une demi-heure plus tard, un train quittait la gare avec des enfants, jugés prioritaires. “Ils pourraient les poursuivre !”); pas de compensation pour les nuits d’hôtel, sauf pour les Britanniques coincés à l’étranger. Bref, un manque de service qui ne passe pas chez les Belges. Pourtant, le trafic national a été également fort perturbé, mais là, on n’a rien dit. Il faut dire que les conditions climatiques y étaient encore pires qu’en France, les gens ont sans doute été plus compréhensifs quand il s’agissait de ne pas avoir de train pour aller travailler.

Mais ceux qui ont vraiment souffert du mauvais temps cette semaine, ce sont les Hollandais : seulement 15% des trains circulaient le week-end dernier ! Chez les Bataves non plus, on ne rigole pas avec la notion de service. Même si ici, contrairement à la France, on a conscience que, ben, c’est l’hiver, et qu’il faut se résoudre à moins prendre la route quand il neige et fait du verglas. Et même si ici la Reine n’a pas émis d’ordre vague et péremptoire à la Sarkozy Ier, la chambre des députés a quand même demandé une enquête sur les conditions de ces ratés, et comment les éviter à l’avenir. Au moins c’est un peu plus constructif. En attendant, les chemins de fer hollandais sont la risée de leurs voisins allemands, dont le climat est sensiblement le même, mais où le trafic est bien plus constant. Il faut dire qu’ils investissent énormément préventivement, et dégèlent les voies tous les jours pour éviter les problèmes… Ils se disent donc prêts à conseiller leurs voisins si besoin…

RTE, gestionnaire des réseaux électriques français, nous avait prévenus il y a quelques semaines : la France risque la coupure d’électricité cet hiver. La faute à une demande supérieure à la capacité de production hexagonale, suite à l’arrêt de plusieurs centrales nucléaires. Mais aussi car la France est le pays d’Europe où les foyers se chauffent le plus à l’électrique ! En effet, deux tiers des Français utilisent ce mode de chauffage, pourtant réputé en Belgique comme inefficace, du  fait de son rendement énergétique inférieur à celui du gaz naturel, par exemple.

Moi-même, j’ai été très surprise de voir en arrivant en France qu’il était légal de louer un appartement avec juste un “grille-pain” par pièce. Le froid et l’humidité qui en résultaient auraient fait déclarer l’habitation insalubre en Flandres !

Mais c’est ainsi, puisque les Français sont persuadés que le chauffage électrique coûte moins cher, gavés qu’ils sont par la communication pro-nucléaire des gouvernements successifs depuis la crise pétrolière, les voilà en pénurie. On avait d’abord parlé de la Bretagne comme zone à risque, et c’était lundi au tour de deux millions d’habitants de PACA de se retrouver sans électricité.

Dans un pays comme la France, difficile de faire respecter des consignes civiques de bon sens pour réduire sa consommation, mais si néanmoins vous souhaitez faire un geste  pour alléger la facture des importations (notamment issues de Belgique-haha), voici quelques tuyaux :

- réduisez au minimum l’utilisation des appareils électro-ménagers, voraces en énergie : limitez l’usage du four (on peut bien s’en passer quelques jours, non ?), le fer à repasser (votre T-shirt moulant a-t’il bien besoin d’être repassé ?), bannissez le sèche-linge (c’est mauvais pour vos vêtements de toute façon).

- faîtes vos lessives après 21h. En effet, le pic de consommation est généralement atteint entre 17 et 20h, quand les bureaux ne sont pas encore fermés, mais que les gens sont déjà rentrés chez eux.

- Ne surchauffez pas ! La température recommandée dans une pièce à vivre est de 19°C, pas 23. 17°C dans la chambre vous assurera un meilleur sommeil. Et en hiver, ben… on traîne pas en chemise chez soi, on met un pull !

Avec les abondantes chutes de neige de ces derniers jours, nous qui n’avons pas l’habitude de gérer les intempéries nous effrayons dès qu’il faut prendre la route pour aller bosser. Nous estimons donc que la complaisance de nos patrons va de soi, vu les circonstances météo…

Et bien, en Belgique, alors que le Ring de Bruxelles et l’aéroport de Zaventem ont dû être fermés temporairement ce weekend, la Fédération des Entreprises Belges (FEB) ne l’entend pas de cette oreille ! En effet, d’après son directeur-général Pieter Timmermans, “la neige n’est pas une excuse pour arriver en retard au travail !”.

Les trains et les bus fonctionnant relativement correctement ce lundi, c’est donc à l’employé de prendre des mesures pour arriver à l’heure.

« La règle générale est que chacun doit faire le maximum pour se rendre au travail », explique le directeur-général. « Beaucoup dépend du secteur. Ainsi, en ce qui concerne celui de la chimie, les installations ne peuvent pas être mises à l’arrêt sous prétexte que le personnel ne parvient pas à se rendre au travail ».

Des arguments comme « Je n’ose pas conduire à cause de la neige » ne comptent pas. « Ce n’est pas une excuse. Si vous êtes attendu sur votre lieu de travail, vous devez trouver une solution, quitte à prendre les transports en commun ou à faire du co-voiturage avec l’un ou l’autre collègue ».

Le salaire sera réduit en fonction des retards. « Vous n’avez qu’à partir à temps. Vous êtes également tenus de vous informer, notamment en écoutant la météo. Ce n’est qu’en cas de circonstances imprévues que vous pouvez vous présenter en retard, sans que cela n’influe sur votre salaire », conclut Kris De Meester de la FEB.

Ca ne rigole pas de ce côté de la frontière… Pas question ici de se la jouer roublarde à la française…

La loi anti-tabac belge

Encore sans doute un bel exemple du surréalisme belge que la lutte contre le tabac dans les lieux publics belges.

Alors que dans mon souvenir, avant mon départ de Belgique en 2006, il était déjà interdit de fumer dans les restaurants, et je le pensais, dans les discothèques, en réalité, depuis 1991, un arrêté royal interdit de fumer dans certains “lieux fermés et accessibles au public”, parmi lesquels les cafés et les restaurants de plus 50 m². L’interdiction a été étendue aux lieux de travail le 1er janvier 2006. En 2007, les espaces « fumeurs » dans les restaurants devaient être des pièces isolées où toute consommation de boisson ou nourriture serait interdite.

Face à de nombreuses violations, le gouvernement a souhaité adopter un nouveau calendrier pour durcir la mise en place de la loi anti-tabac. Seulement, celle-ci se fera de façon progressive, à nouveau. Dès le 1er janvier prochain,  il sera donc interdit de fumer dans les restaurants et les cafés, mais seulement ceux où l’on sert de la nourriture (eetcafés). L’interdiction ne sera totale dans l’horeca qu’en 2014, alors que l’année 2012 avait dans un premier temps été évoquée.

Bref, une mise en place progressive (et longue pour les détracteurs de fumée, tel la Ligue contre le Cancer, qui compte faire appel) qui brouille un peu le signal pour les consommateurs, tels que moi qui étais persuadée que l’interdiction était déjà valable en boîtes, resto et cafés avant même la France…

On déplore donc la mise en place tardive de l’interdiction totale (pour tous les cafés), qui causerait 5000 morts supplémentaires du tabagisme passif d’ici à 2014 ! Les cafetiers non plus ne sont pas à la fête. Effet pervers du nouveau calendrier: d’après un sondage de la Gazet van Antwerpen et de Het Belang van Limburg, 75% des gérants de eetcafés préfèreront retirer toute restauration de leur carte que d’interdire la cigarette ! Ceux qui souhaitent respecter la nouvelle législation devront faire fumer en terrasse, où dans des locaux fermés où l’on ne sert pas d’alimentation. Et l’avenir alors ? Plus de 60% d’entre eux le voient très sombre. Il faudra pourtant bien s’y mettre à un moment ou à un autre. Dommage, car le eetcafé était une spécificité bien sympatoche du Benelux…

Les magasins belges attendent encore toujours le gros rush des fêtes de fin d’année. Le froid peut-être n’incite pas les consommateurs à se ruer en boutique, et pour cause : la chance est grande pour que, sous les sapins belges, on retrouve des chèques cadeaux cette année.

Pourtant, crise ou pas, les Belges dépenseront en moyenne 43€ par cadeau cette année, contre 46 l’année dernière. Numéro un des ventes donc cette année : les chèques cadeaux, ou coffrets type SmartBox. Ce type de cadeau qui s’installe en France depuis quelques années (à tel point qu’on commence à en voir les inconvénients), commence à faire son nid Outre-Quiévrechain. Bongo (nouveau nom de Weekendesk depuis 2006 en Belgique) vendra son millionième coffret la semaine prochaine, soit 43% de plus que l’année dernière.

Autre tendance (trois ans après la France…) : le livre de cuisine, qu’on nous présente comme LE phénomène hype du moment. Là-bas aussi, les télés et la presse écrite se sont emparées du phénomène, et les apprentis cuistots ne manquent pas. L’aubaine des éditeurs de livres, mais aussi des ateliers et des magasins alimentaires : on veut désormais cuisiner soi-même son poisson. Les plats préparés à base de poisson à réchauffer sont out, le crabe géant est le nouveau must, parce qu’on en parle partout.

En troisième place sur le podium : les vêtements chauds d’hiver se vendent comme des petits pains ! Pour une fois, on n’attend pas les soldes, et on se jette sur tout ce qui contient du polaire, de la fausse fourrure et les moonboots !

Vous savez donc à quoi vous attendre si vous passez Noël de l’autre côté de la frontière cette année !

On croirait qu’au Benelux on a l’habitude de gérer les inconvénients du froid tel qu’il sévit en ce moment (surtout car l’on croit qu’il y fait froid comme en Sibérie, ce qui n’est évidemment pas le cas. Non, non, je vous jure).

Néanmoins, le Telegraaf.nl nous apprend que la majorité des villes néerlandaises ont préféré renoncer à évoquer la question du patinage sur les canaux et lacs gelés dans leur réglement municipal, afin de ne pas faire croire aux habitants que la ville était responsable en cas de chutes ou de bris de la glace.

Dans un pays assez procédurier (ils n’ont pas colonisé le Nord-Est des Etats-Unis pour rien…), les Hollandais ont en effet la fâcheuse tendance de faire des procès en responsabilité aux maires des villes où de tels accidents se produisent. Il y a encore quelques années, les réglements municipaux stipulaient que les civils avaient l’obligation d’évacuer la glace sur ordre de la police, et que les panneaux indiquant les zones dangereuses étaient interdits, afin de ne pas abîmer davantage la glace fragile. Tout ceci induisaient dans l’esprit des gens que la ville était responsable en cas d’accident, mais il n’en est rien. Les municipalités préfèrent donc ne plus rien dire, même s’il est toujours vivement déconseillé de patiner en cette saison, pas encore assez froide pour cette activité.

En Belgique, on se plaint plutôt de l’inefficacité des services d’épandage. Alors que les chutes de neige de ces jours-ci étaient prévues (un peu moins pour les premières en Flandres occidentales apparemment), les associations d’automobilistes Touring et VAB en ont assez de constater qu’à 11H du matin, il y avait encore 150km de bouchons rien qu’en Flandre.

Ils estiment que les services d’épandage n’ont pas retenu leurs leçons du chaos sur les routes l’année dernière. Il fallait hier 3 heures pour faire Gand-Bruxelles, la file de gauche étant neutralisée. Les services d’épandage se défendent en disant ne pas pouvoir faire plus : le salage préventif a bien été effectué, et ce sont près de 320 saleuses qui ont été mobilisées en Flandres, dès minuit. On est donc loin des faibles moyens français dans nos régions peu habituées au gel (le Nord, Paris, la Normandie…), et l’on comprend soudain beaucoup mieux pourquoi c’est tellement le bazar à Roissy dès qu’il tombe trois flocons…

Voyages en Nord

Revenir vivre à Lille était pour nous synonyme de voyage et de promenade alentours. Ici, au carrefour de l’Europe, il y a tellement à voir pas loin : Londres est à 1H20 de train, Bruxelles, Amsterdam, Luxembourg, tout le Nord Pas de Calais, Paris, l’Allemagne, tout est à deux heures de voiture maximum d’ici. Ainsi, avant de partir habiter à Paris, nous avions l’habitude de partir souvent le week-end découvrir une petite ville du coin. Par ici, nous sommes entourés de petites villes qui valent le détour et qui fournissent leur part de bon vivre : Mons, Tournai, Bruges, Gand, Bruxelles, Anvers, la Côte belge évidemment, la Côte d’Opale… Partir pour la journée, sur un coup de tête, était monnaie courante.

En arrivant sur Paris, une fois les premières visites touristiques bouclées, j’ai été un peu déçue. Car à Paris, à part Paris, il n’y a pas grand chose… Evidemment, la ville Lumière a englobé tout sur son passage, drainant les villes alentours du tourisme et des activités qui vont avec. C’est donc assez paradoxal, mais nous recommençons à vivre maintenant que nous sommes de retour dans le Nord. Ce week-end nous avons donc re-visité Bruxelles dans ses plus beaux atours de Noël, profité de ses chocolats chauds et de sa gastronomie, avant de revenir admirer les décorations lilloises…

Et ça fait du bien…

 

 

 

 

Gaspillage alimentaire

Notre vie moderne comporte des aspects négatifs, et parmi eux, le Telegraaf nous annonce que chaque année les Néerlandais gaspillent des montagnes de nourriture.

Ce n’est pas nouveau, et ils ne sont certes pas les seuls, malheureusement. On apprend néanmoins que chaque Hollandais jette 50kg de fruits, viande, pain et autres aliments périssables.

Ce qui me frappe davantage (sans pour autant tellement m’étonner…), c’est le ton de l’article, qui une fois de plus, ne se focalise que sur l’aspect financier de cette perte. Le Ministère de l’Agriculture, de la Nature et de la qualité alimentaire (mais oui) trouve nécessaire de changer les habitudes de ses concitoyens, qui jettent ainsi à la poubelle entre 270 et 400€ par an.

Le Centre Alimentaire, créé et financé par la Ministère, étudie donc ce “phénomène” et conclue que la majorité de ce gaspillage est dû à une conservation au mauvais endroit des produits, et à l’achat en trop grande quantités. Le Centre a donc établi un Top 12 des conseils pour limiter ce gaspillage, émis un petit guide à glisser dans son portefeuille pour nous indiquer les conditions de conservation optimales par produit : ne pas acheter plus que nécessaire, éviter les promos au supermarché, mettre son frigo à 4°C, vérifier deux fois par semaine les dates de péremption des produits du frigo, congeler le pain, optimiser les restes en faisant une autre recette avec, privilégier les plus petits conditionnements s’il vous reste régulièrement du surplus… Le sujet sera le projet phare du Centre Alimentaire pour 2010.

Dommage qu’on ne fasse pas plus appel au sens civique des gens, mais l’aspect financier sera peut-être plus incitatif…

On sait comme en Flandres et aux Pays-Bas on aime manger et se faire plaisir avec de bonnes petites choses simples. Aux Pays Bas, la police de Tiel vient de recevoir une amende de 500€ pour avoir oublié son Tosti sur le grill ! Ces espèces de croque-monsieur améliorés sont monnaie courante dans les cafés et à la pause déjeuner des Hollandais.

Les pompiers ont déjà dû intervenir à plusieurs reprises dans le poste de police de Tiel pour des déclenchements d’alarme intempestifs. Notons qu’ils ont quand même droit à deux fausses alarmes par an. Les pompiers de la ville invitent donc leurs confrères policiers à penser à débrancher le grill avant de partir en intervention urgente…

A l’heure où en France on s’émeut de cette histoire de flics ripoux voleurs de cartes téléphoniques à Paris, sort en Belgique un sondage dans lequel on peut voir que les Belges font confiance en leur police.

Presque neuf Belges sur dix trouvent que les services de police effectuent un travail bon ou très bon, selon le Moniteur de la sécurité , une enquête biennale réalisée à la demande du SPF Intérieur. La satisfaction est supérieure de dix points aux résultats enregistrés en 2000, une évolution qui prouve, selon la ministre Annemie Turtelboom, le succès de la réforme de la police.

Mon expérience personnelle de la police dans les deux pays tend à confirmer ce résultat. Il ne s’agit là que de mon expérience personnelle, qui n’a donc aucune valeur scientifique et ne prouve rien, mais les rapports avec la police flamande ont toujours été justes, et oserais-je le dire, presque cordiaux. Et même si je parle français, ce qui n’est pas rien en terres néerlandophones. Par ailleurs, ils se sont toujours déplacés en cas de nuisances, de tapages nocturnes, sont très pro-actifs pour les voitures mal garées ou gênant la circulation, patrouillent beaucoup, bref ils se rendent utiles.

En région parisienne, où j’habitais dans une ville 4 fois plus grande que celle où j’habitais en Belgique, je n’ai que très rarement vu la police patrouiller, uniquement autour de la gare de la ville, et jamais je ne les ai vus descendre du véhicule… Dans le cas d’un tapage nocturne en pleine semaine (un mariage célébrée en semaine, avec musique à fond et 50 personnes chantant dans un 50m², toutes fenêtres ouvertes sur la cour bétonnée d’une grande résidence), la police a mis plus de deux heures à se déplacer, faisant cesser le bruit à 2h30 du matin… Lors d’un vol avec effraction dans les caves de mon immeuble, je me suis sentie comme accusée par le fonctionnaire venu relever des empreintes (ils sont venus avec un kit pour relever des empreintes, cela dit – ça, ça fait très pro). Et inutile de les appeler si une voiture est garée devant mon garage…

On me dira qu’ils n’ont pas beaucoup de moyens, j’en conviens. Mais cela n’explique pas la différence d’attitude envers les concitoyens qu’ils sont censés protéger.

Toujours est-il qu’en Belgique, notre étude du jour montre que les habitants ont donc un peu moins peur qu’avant. Leurs plus grosses craintes sont les conducteurs qui roulent trop vite en ville, ou qui sont trop agressifs au volant. Les troubles du voisinage les plus intempestifs sont les déchets sur la rue et les cambriolages. Un tiers d’entre eux  estiment pouvoir être victime d’un “crime de la circulation” dans l’année : la sécurité de la circulation a donc été ajoutée au tâches de base de la police.

On apprend également que les comportements d’évitement sont en baisse : un quart des Belges n’ouvre jamais la porte à un étranger, 7% d’entre eux évitent les transports en commun. Le nombre de Belges disposant d’une arme pour se défendre est passé de un sur quatre en 2000 à un sur huit.

Tout cela pendant qu’en France le sentiment d’insécurité grandit. Mais il est vrai que les politiques belges ne basent pas leurs programmes électoraux sur ce sujet…

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